En fait, j’étais sur la planète Mars…

         Cela n’a pas été toujours facile d’être minimaliste, surtout à l’époque consumériste des années 70 où l’esprit minimaliste était embryonnaire. Les critiques, les traditions, les jugements lapidaires ont souvent été vindicatifs avec famille et amis. Il y a eu une période d’incompréhension avec mon entourage devant ce phénomène naturel pour moi. C’était l’inconnu, le « dérangement » des choses établies, je passais pour une martienne. Depuis une dizaine d’années, les mœurs évoluant, on se pose plus de questions sur nos vies et sur nos désirs. Les comportements changent et se libèrent.  On me dit que j’étais, somme toute, une « pionnière ». Ça me fait plaisir.

Et n’oubliez pas : We are all made of stars

Le minimalisme c’est quoi !

C’est une question que l’on me pose souvent.

Le minimalisme est d’abord une philosophie de vie. Un état d’esprit qui vous permet de vous détacher des objets et des relations polluantes. En quelques mots: supprimer tout ce qui nous encombre pour ne garder que le meilleur.

C’est sortir d’habitudes toxiques nous faisant tourner en rond, encombrant de la caveau grenier, jusqu’au cerveau, consommant le temps précieux, nous faisant acheter n’importe quoi n’importe comment, nous stressant inconsciemment, nous obligeant à sourire quand on veut mordre et à hurler quand il faudrait se taire, nous faisant dépenser l’argent que l’on a et gaspiller celui que l’on n’a pas.

C’est savoir dire non aux faux amis, aux vrais cons, aux faux copains, aux vrais emmerdeurs, aux industriels de la malbouffe et aux chaines de vêtements fidèles à l’esclavage industriel mondial, aux firmes multinationales dont la cupidité abyssale nous braquent avec l’appui indéfectible de leurs sicaires publicitaires.

Non à la sur-information, la désinformation, les vraies intox, les fausses promesses, les vraies arnaques et l’insécurité de l’internet et ses réseaux sociaux avec leurs captations chronophages, leurs faux potes et leurs vrais pervers.

Non à la pornographie alimentaire, au black Friday, au white nights aux red carpets aux faux green écolo. Non à la boite à troubadours, ses clones des journaux télévisés, ses polémistes insultants, ses animateurs pleins de tics, ses émissions politiques convenues, ses talks shows hystériques « enneigés », ses jeux abrutissants pour acéphales.

Enfin à dire oui à une simplicité naturelle, confortable, sincère, vivante, gratifiante, décomplexante. A prendre conscience de ce que l’on désir réellement et à se créer une vie « sur-mesure » idéale.

A dire oui au bonheur.